La vie du sémaphore

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il y a 4 mois 5 jours #401 par glenan
glenan créé le sujet : La vie du sémaphore
À Beg Meil, les sémaphoristes veillent au grain

Philippe GUÉGAN.

Depuis le sémaphore de Beg Meil, à Fouesnant (Finistère) du lever au coucher du soleil, la mer est sous surveillance permanente. Les guetteurs sont les yeux de l’État qui veillent sur les marins et la sécurité en mer. Quelques questions pour mieux comprendre.

À quoi sert un sémaphore ?

« Sa première mission concerne la défense du territoire, détaille le chef de poste, le premier maître Arnaud (les noms de famille des militaires ne doivent pas être divulgués). Les sémaphores ont été créés sous Napoléon. Mais du fait de notre proximité avec la mer, nous faisons aussi de « l’action de l’État en mer ». »

Une mission qui consiste à veiller à la sauvegarde de la vie humaine. « Nous travaillons en concertation avec les CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage). Nous dépendons de celui d’Étel, dont la zone de surveillance s’étend de la frontière espagnole à la pointe de Penmarc’h. Nous sommes les yeux des CROSS. »

Mais les guetteurs assurent aussi la diffusion d’avis urgent à la navigation, la diffusion de bulletins météo et la surveillance du plan d’eau.

La surveillance est-elle assurée 24 h sur 24 h ?

Le site de Beg Meil est un sémaphore de deuxième catégorie. Il assure une surveillance du lever au coucher du soleil. « Les sémaphores de première catégorie sont armés H 24, poursuit le premier maître Arnaud. À Beg Meil, la veille débute aux horaires officiels de lever et de coucher. En cette période, cela débute à 8 h 45 pour se terminer vers 17 h 20. Mais l’été, les journées commencent à 6 h 15 et se terminent à 22 h 30. »Dans la région, les sémaphores de première catégorie sont situés à Penmarc’h et à Beg Melen, sur l’île de Groix.

Combien y a-t-il de guetteurs en chambre de veille par quart de surveillance ?

Il y a un chef de poste, un sous-officier supérieur qui assure le commandement et la partie administrative et deux matelots ou sous-officiers qui se relaient en veille pour des périodes de quatre heures de quart.

Quels types d’interventions sont-ils amenés à gérer ?

C’est aux beaux jours que le sémaphore connaît son pic d’activités. « Sur notre secteur, nous sommes surtout amenés à gérer de la panne moteur de plaisanciers. Les navires de commerce passent beaucoup plus loin et on les voit rarement. »

Les sémaphoristes relaient, ou passent trois niveaux de messages. Le niveau le plus bas est le message « sécurité » (annoncé trois fois par VHF), pour signaler un danger à la navigation. Ensuite vient le niveau « panne », qui concerne un incident mineur. Le plus haut niveau est le message « mayday ». « Le dernier « panne », était un dériveur en difficulté en baie de La Forêt. Nous avons aussi eu des signalements pyrotechniques, sans suites. Les derniers « mayday » concernaient une vedette en train de couler au large de la pointe de Trévignon et un pêche promenade qui avait un incendie dans le compartiment moteur. »Les messages « mayday » représentent une quinzaine d’appels chaque année. Les messages « pannes », plusieurs dizaines. « De nombreux plaisanciers connaissent mal les procédures. »

Pratique, le sémaphore est joignable par radio, la VHF, sur le canal 16, canal d’urgence, sur le canal 10, canal de travail et par téléphone au 196 (appel gratuit).
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