Camping de Bot Conan

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il y a 5 ans 11 mois #68 par glenan
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Bot-Conan. Le camping qui dérange

Le Télégramme



Le camping « Bot-Conan Lodge » et son propriétaire Arnaud Polaillon sont la cible de l'Association de sauvegarde du Pays fouesnantais (ASPF) et des groupes d'opposition municipale Fouen en Avant (EELV) et Fouesnant pour Tous (PS). Magdeleine Breton, Vincent Esnault et Mohamed Rihani reprochent à l'établissement une exploitation illégale. Hier matin, une quinzaine de personnes a ainsi manifesté à l'entrée du camping, simulant une fermeture et tentant de dissuader les estivants de pénétrer dans l'établissement. Une action qui a profondément irrité Arnaud Polaillon, réfractaire à tout débat. Petit historique : exploité par la famille Polaillon depuis des générations, le camping a baissé le rideau pendant 10 ans, de 2000 à 2010. L'actuel gérant a déposé un permis en juin 2010 puis entamé des travaux de rénovation en septembre de la même année. Des travaux jugés illégaux en 2012. Condamné en 2014 par le tribunal administratif de Rennes pour aménagements interdits dans la bande des 100 m, Arnaud Polaillon reçoit un jugement définitif en 2015 par la Cour d'Appel de Nantes. Malgré ces condamnations, le camping est toujours ouvert. « Les travaux continuent », explique Vincent Esnault. « Nous avons écrit au maire, au préfet et au procureur afin de faire constater les infractions au permis d'aménager ainsi qu'aux jugements. Personne ne bouge. Arnaud Polaillon, déjà condamné pour travail dissimulé, serait-il au-dessus des lois ? ».

L'objet de la discorde
Les griefs sont nombreux. « Le gérant a installé six tentes sur plateformes, six autres fixes et deux en dehors du périmètre protégé du camping, en zone ND. Il a créé un chemin d'accès à la plage sur une zone NDS et un parking hors du camping. C'est un non-respect du périmètre d'exploitation. Les sanitaires sont non-démontables. En plus, M. Polaillon n'a pas reversé de taxe de séjour en 2014. Qu'en est-il du ramassage des poubelles ? ». Vincent Esnault dit avoir le soutien de Jean-Jacques Urvoas sur ce dossier. « J'ai porté ce dossier devant le conseil. Le maire refuse tout constat d'infraction ». Sur la demande de Vincent Esnault, la brigade de gendarmerie de Fouesnant a dépêché une patrouille sur place. « Contrairement à nos attentes, ils ont refusé de constater les infractions ». Contacté par téléphone, le maire n'a pas voulu s'exprimer.
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il y a 5 ans 11 mois #71 par glenan
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Le bras de fer continue au camping de Bot-Conan




Établissement haut de gamme, le camping de Bot-Conan s'est développé en 2012 dans la bande littorale des 100 mètres. En mai, la cour d'appel confirmait l'annulation du permis d'aménagement du camping de Bot-Conan. À l'origine de la procédure, l'ASPF vient d'écrire au procureur de la République. Elle réclame la remise en état du site.

Le 11 mai, la cour administrative d'appel confirmait l'arrêt de la cour d'appel de Rennes, annulant partiellement le permis d'aménager un terrain de camping à Lantécoste. Deux mois plus tard, le « Lodge de Bot-Conan », poursuit normalement son activité, à défaut de décision judiciaire lui ordonnant la remise en état des lieux. C'est ce que réclame aujourd'hui l'Association pour la sauvegarde du Pays fouesnantais. Une demande de procès-verbal d'infraction formulée par le conseiller municipal d'opposition Vincent Esnault, le 30 juin, en conseil municipal. Comme il l'avait fait en 2014, après le jugement de première instance. Une « injonction » qui ne plaît pas à Roger Le Goff. « Je ne partage pas la méthode », commentait hier le maire dont la réponse ne devrait pas tarder. Le constat d'infraction réclamé par l'association n'ayant pas été réalisé, l'ASPF vient de se tourner vers le procureur de la République, afin de l'alerter de la situation. « C'est au procureur de la République de faire appliquer cette décision de justice. Nous avons espoir qu'il prenne le dossier à bras-le-corps », explique Magdeleine Breton, la présidente de l'ASPF.

Hébergements en toile
Pointée du doigt, l'installation de six hébergements en toile, posés sur des pilotis ancrés au sol dans la partie basse du terrain de camping. Un espace situé dans la bande littorale des 100 mètres. Des aménagements qualifiés de fixes par l'ASPF, suivie sur ce point par la justice administrative qui rappelle l'interdiction des habitations légères de loisir dans la bande des 100 mètres. Arnaud Polaillon, le propriétaire du camping se dit malgré tout dans son bon droit, évoquant la possibilité de démonter les tentes. « Elles sont démontables. Si elles ne l'ont pas été, c'est pour une raison circonstancielle. Elles pourraient l'être... Ce caractère démontable aurait dû suffire au juge ». Le magistrat en a décidé autrement.

Lectures divergentes
« De toute manière, l'exploitation du camping n'est pas remise en cause », estime son propriétaire. Il s'en tient au droit acquis depuis l'ouverture de l'établissement, en 1970, évoquant le caractère accessoire du permis d'aménager. Une lecture de la décision de la cour administrative d'appel qui diverge de celle faite par l'ASPF, compte tenu notamment de la fermeture du camping entre 2000 et 2010. « Il n'y a plus de droit acquis par l'antériorité », souligne Daniel Boullonnois, le membre de l'ASPF à l'origine du dossier, rappelant les conclusions du rapporteur public devant la cour d'appel.
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